Spécification des isostatismes et des points de contrôle

Sans catégorie — Par Gladys le 11 août 2008 à 9:26

Afin de réaliser correctement le devis pour la réalisation d’une pièce ou d’un moyen de contrôle, il est indispensable que le cahier des charges indique les isostatismes et les points, zones ou caractéristiques de contrôle.

Il n’est pas suffisant de nous dire simplement : « Regardez, voici la pièce, et je veux un moyen de contrôle ». Chaque pièce a ses caractéristiques et ses problèmes, et nous les indiquer lorsque nous devons fixer et contrôler la pièce est essentiel.

exemple de cahier des charges avec information insuffisante

Cet exemple est la seule documentation que nous avons reçue d’un client pour la réalisation d’un devis, en tout et pour tout un plan 3D avec un email nous disant : « zones en rouge = appui ; zones en vert = “contrôle ».

Ce type de plan 3D permet d’indiquer clairement les zones d’appui et de contrôle à prendre en compte, mais ce n’est pas suffisant : nous avons besoin de savoir si le client a déjà réfléchi à la manière d’appuyer sa pièce d’une façon plus claire qu’avec une marque rouge ! De la même manière, nous avons besoin d’une identification nette des points devant être contrôlés, afin d’éviter les confusions et les oublis dans le devis, qui créeront des complications au lancement du projet.

La solution ? Un simple document détaillant par écrit les caractéristiques que le client recherche :

  • ISOSTATISMES:
    - Appui et serrage en RPS1
    - Centrage en RPS2
    - Anti-rotation en RPS3
  • CONTROLE
    - Position points 1 et 2
    - Surface 3
  • etc.

    exemple de cahier des charges avec information suffisante

    exemple de cahier des charges avec information suffisante

    Cet exemple, par contre, nous explique de façon explicite ce que recherche le client : les zones de texte vertes indiquent les isostatismes de la pièce, et les numéros les différents points de contrôle de la pièce. A côté de ce croquis se trouvent deux paragraphes détaillant d’une part les isostatismes et la méthode de fixation de la pièce, et d’autre part les points de contrôle et leur méthode de réalisation.

    Nombre total de pages pour le cahier des charges : 1, et c’est plus que suffisant.

    L’important n’est pas de réaliser un cahier des charges très long, détaillant tous les points génériques souhaités par le client final, mais de mettre peu d’éléments, certes, mais clairs et utiles :

    • Isostatismes de la pièce (et méthode de fixation si vous avez déjà une idée à ce sujet)
    • Points de contrôle (et solution de contrôle si vous en avez déjà envisagé une)
    • Matériel requis par le client

    La clé est de bien réfléchir à ces données avant des les écrire et d’étudier quels sont les problèmes potentiels que la pièce peut poser pour ne pas contrôler n’importe quelle caractéristique pouvant être contrôlée. Les moyens de contrôle sont des investissements chers et devant être bien conçus pour être le plus efficaces possibles.

    Lorsque nous expliquons ceci à nos clients, certains ne comprennent pas notre réaction, et nous font des commentaires comme : “ Mais c’est votre travail, pas le mien”, ou “je ne vois pas pourquoi je devrais savoir comment fixer et contrôler la pièce moi !”. Nous ne demandons pas non plus qu’ils nous détaillent tout le processus d’étude du moyen de contrôle, mais de nous donner en deux ou trois lignes plus d’information quant à ce qu’ils recherchent.

    Mais au bout du compte, les clients voient bien qu’en détaillant mieux ces points, ils permettront de limiter les risques de malentendus, d’oublis et d’erreurs durant la réalisation du moyen de contrôle, et cela intéresse aussi bien le client que son fournisseur.

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