Qui doit payer les moyens de contrôle ?
* Français * — Por Gladys el 15 Septiembre 2009 a las 4:32 pm
Voilà une question simple avec une réponse compliquée. Avec le temps, les tendances ont été diverses et ont varié suivant le point de vue établi par les OEMs.
Au début, tous les moyens de contrôle étaient conçus et produits ou achetés par les OEMs. Ce sont eux qui ont commencé à imposer leur utilisation. Plus tard, avec le transfert de responsabilités sur l’échelle de valeur vers les TIER1 et TIER2, c’est à ces derniers qu’à incombé la responsabilité de la conception et de la fabrication des moyens de contrôle avec leurs propres processus de production. Dans certains cas, suivant la négociation globale avec l’OEM, les moyens de contrôle étaient la propriété de l’OEM, et dans d’autres cas, celle du fournisseur.
Cette situation est en train de changer depuis peu, car les OEM se sont rendus compte de l’importance de la qualité et du contrôle dimensionnel dans le processus de production. Les investissements en contrôles dimensionnels sont les premiers réduits lorsque les budgets sont ajustés, et tous les points critiques ne sont pas toujours contrôlés comme ils devraient l’être. Les OEM constatent qu’économiser sur les moyens de contrôle multiplie de façon exponentielle les coûts de non-qualité, et il est certain que d’une manière ou d’une autre ils finissent par en subir les conséquences : des coûts plus élevés.
Nous avons constaté deux tendances :
- a) la première est que les OEM déléguent la responsabilité finale à leur fournisseur de pièces, mais participent activement à l’étude des moyens de contrôle ; lorsque leur fabrication est achevée, ils se chargent de vérifier et de valider leur fonctionnalité, répétabilité, etc. Dans ce cas, bien que ce soit le TIER1 qui assume la responsabilité des moyens de contrôle, les OEMs ont une connaissance détaillée de leur qualité ainsi que du marché des fournisseurs de moyens de contrôle (noms, qualité offerte, sérieux, …)
- b) la seconde est que les OEM reprennent leur rôle initial de concepteur et de fabricant des moyens de contrôle, pour ensuite les donner/imposer à leurs fournisseurs. Certains d’entre eux sont en train de créer des départements spécifiques pour gérer toutes ces tâches.
Ces deux tendances ont leurs avantages et inconvénients, mais sont de toutes manières meilleures que lorsque les OEM ne s’occupaient pas du tout de la question. Dans de nombreux cas, les moyens de contrôle n’étaient finalement pas produits, ou étaient si basiques qu’ils ne pouvaient pas être nommés moyens de contrôle, même si l’OEM les avaient effectivement payé, et à prix d’or. Il est évident qu’un produit devant passer par toute la chaîne de valeur verra son prix augmenter à chaque palier. Ceci met en évidence l’avantage pour l’OEM d’acheter directement les moyens de contrôle. D’autre part, si nous voulons, par exemple, qu’il y ait une traçabilité quant à l’utilisation des moyens de contrôle, les fournisseurs vont difficilement accepter d’être pris à leur propre piège en améliorant leurs systèmes de contrôle par conviction. Malgré le fait que, d’après moi, le contrôle intensif ne peut qu’améliorer la situation des fournisseurs, diminuer les coûts de modifications, rejets, etc… et leur donner un avantage sur leur concurrence, il semble que du point de vue de certains TIER 1, cela ne peut que leur apporter davantage de problèmes.
Dans de nombreuses occasions, lorsque nous proposons à un TIER1 d’automatiser un moyen de contrôle afin qu’il gagne en rapidité de contrôle, améliore la fiabilité et la répétabilité, etc.. celui-ci se dirige automatiquement vers son client OEM et lui transmet la proposition économique pour que ce soit l’OEM qui prenne en charge l’investissement. Il s’agit d’une erreur monumentale, car le TIER 1 est le premier intéressé par cet investissement, indépendamment du fait que l’OEM veuille prendre en charge cet investissement. C’est le TIER1 qui sera gagnant en premier lieu, mais la plus grande partie des propositions que nous faisons finissent par être refusées par le TIER1 en utilisant comme excuse que l’OEM refuse d’effectuer cet investissement.
Le débat est lancé. Qu’en pensez-vous, lecteurs ?
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